Au bonheur des dames – Emile Zola

Au bonheur des Dames, c’est le grand magasin parisien d’Octave Mouret, un paradis pour les sens. Les tissus s’amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie.

Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d’enfer. Denise arrive de Valognes après la mort de ses parents, chez un oncle d’abord, ruiné par l’apparition de ce géant. Elle trouvera dans ce dernier une place de vendeuse…

On commençait à sortir, le saccage des étoffes jonchait les comptoirs, l’or sonnait dans les caisses ; tandis que la clientèle, dépouillée, violée, s’en allait à moitié défaite, avec la volupté assouvie et la sourde honte d’un désir contenté au fond d’un hôtel louche.


Si vous aimez…

Les histoires de famille
La société du 19è siècle
Les descriptions qui arrivent à vous déplacer sans bouger
L’atmosphère de la ville fourmillière


Ou et quand le lire ?

Plutôt en ville, un parc ou un café : un endroit légèrement bruyant sera parfait

Vous aimerez aussi:

Les Rougon Macquart, en commençant par La Fortune des Rougon ou La bête Humaine
La série anglaise The paradise, qui est basée sur le livre
Tess d’Uberville, de Thomas Hardy
Guy de Maupassant, Une vie


Mon avis :

Au bonheur des dames, je pense que c’est un des Zola les plus abordables, si on veut se mettre à lire cet auteur. Les descriptions sont, comme dans la plupart de ces romans, très détaillées, et courent parfois sur plusieurs pages, en bon naturaliste qu’il est. Mais ce n’est pas du tout un problème. Le sujet du livre étant, les grands magasins, elles sont mêmes complètement indispensables. Et magnifiques. Quand on lit, on entend le bruit des tissus qui se froissent, le brouhaha des clients, les demandes des vendeurs. Celui que l’on connaît du fourmillement de la journée, incessant, et l’on découvre celui du matin, du soir, les activités de préparation, ou de rangement de la journée. Quand Denise sort du magasin, on ressent aussi ce sentiment de calme, de sérénité après le bruit et l’activité de la journée.

C’est aussi un roman très intéressant pour son sujet. La disparition de petits commerces au profit des grands magasins, toujours d’actualité aujourd’hui. La volonté du bien fait contre la logique commerciale, rentable et impitoyable. C’est le Paris du 19è auquel on a affaire, les bourgeois et les ouvriers, patrons contre vendeurs, Octave contre Denise. La relation entre ces deux là n’est pas banale, en perpétuelle confrontation.

« Je veux faire le poème de l’activité humain » , écrit Zola dans une ébauche d’Au bonheur des dames. Voilà qui résume très bien ce livre.


Excellent, Printemps, Revenir au classique ,
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