Chanson douce – Leïla Slimani

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J’arrive un peu après la bataille pour donner mon avis sur Chanson douce, prix Goncourt 2016. Mais je voulais quand même faire un petit article, tellement j’ai trouvé sa construction intéressante.

Myriam et Paul sont deux trentenaires très actifs, passionnés par leurs boulots. Myriam, qui a repris récemment après la naissance de ses deux enfants, décide d’embaucher une nounou. Ils tombent sur la perle rare, Louise, qui devient très vite indispensable à leur vie.

On se sent seul auprès des enfants. Ils se fichent des contours de notre monde. Ils en devinent la dureté, la noirceur mais ne veulent rien savoir

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Si vous aimez…

Les thrillers psychologiques
Les histoires de famille
Les narrations à plusieurs voix
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Ou et quand le lire ?

Dans la nuit. L’hiver ou la toute fin de soir d’été, sur son canapé ou son fauteuil de lecture[/one_half_last]

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Mon avis :


Glaçant, c’est le terme qui définit selon moi le mieux ce roman de Leila Slimani. D’ailleurs les tout premiers mots du livre annonce la couleur « Le bébé est mort » (oui je SPOILE)(mais je vous jure que c’est la première phrase). Ca annonce l’affreux, on se doute bien que ça va pas bien se terminer. Et je crois que c’est pour ça que j’ai eu du mal à entrer dedans, je n’aime pas qu’on me raconte la fin. On assiste aux réflexions de Myriam, qui se sent emprisonnée dans sa vie de femme au foyer élevant ses enfants. Sa volonté de se reprendre en main, et le recrutement de la nounou. Jusque là ça va. La narration se fait à la fois du point de vue de Myriam, et de Louise (la nounou donc) quand elle arrive.
Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes. Louise est merveilleuse, elle s’intègre parfaitement, elle se rend indispensable aux enfants et aux parents, qui ne cessent de vanter ses mérites.
Tout change le jour où Louise semble se rendre compte qu’elle ne fait pas VRAIMENT partie de la famille.
J’arrête là sinon ça ne vous servira à rien de lire le bouquin. On se rend compte des problèmes au fur-et-à mesure, et à mon sens c’est ce qui fait tout le talent de Leila Slimani. Réussir à monter en puissance comme ça, on se sent de plus en plus mal au fur et à mesure de la lecture du livre, pour arriver à l’ « apothéose ». Ce n’est pas un livre qu’on referme tranquillement en pensant à autre chose, on y pense, on est traumatisé, ça nous suit pendant quelques heures, ce sentiment de mal être.
Si vous aimez les romans qui vous touchent vraiment, et dont on ne ressort pas facilement, foncez


Marie

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